Adapté de la pièce de Yasmina Reza,
Le dieu du carnage, le dernier Polanski ressemble à un huis clos, à une expérience de laboratoire, voire à un reportage animalier. Tout cela sur fond de décomposition conjugale et de psychanalyse sauvage. La force du film tient en son sujet. En la qualité de ses dialogues. En la qualité exceptionnelle du quatuor d'acteurs, aussi, que l'on voit embarqués, après les parades de courtoisie, vers un dérapage pathologique : Reilly pète les plombs. Jodie Foster sanglote. Christoph Waltz perd toute contenance avec la noyade de son cher GSM. Et Kate Winslet finit sur le bidet. Au bout du huis clos, les masques sont tombés. Et Polanski vient de nous offrir 79 minutes dignes d'un festival du rire et de l'humour noir. En bonus, 33 minutes d'interview des quatre acteurs. Pas de Polanski, hélas.
Notre critique du film et la bande annonce.
(par N.Ce. - édition du 25/04/2012)