On attendait un biopic sur le fondateur et patron du FBI. Clint Eastwood nous emmène ailleurs. Edgar Hoover, laisse entendre le réalisateur américain, était un homme fragile qui vivait dans un duvet ouaté, et qui a combattu ses angoisses et phobies en construisant une véritable politique de la paranoïa.
Le film est envoûtant et froid, léché et momifié, à l'image des visages lourdement maquillés des vieux Hoover et Tolson. Au bilan,
J. Edgar (incarné par un convaincant DiCaprio) dresse le portrait d'un homme trouble, difficile à apprivoiser, qui n'est pas vraiment l'homme que son biographe Anthony Summers appela "le plus grand salaud d'Amérique". Les bonus proposent vingt minutes de portrait de Hoover.
Notre critique du film et la bande annonce.
(par N.Ce. - édition du 23/05/2012)