Margaret Thatcher, sa vie, son oeuvre. Si Phyllida Lloyd tend une toile de fond politique, son propos est ailleurs : dans la volonté de signer un portrait, plus shakespearien que freudien, d'une femme, icône pour les uns, sorcière pour les autres, qui perdit le pouvoir après l'avoir conquis de haute lutte. Le film choisit son camp : le portrait est par moments au vitriol, avec une Thatcher dépeinte comme une vieille bique butée, doublée d'une diva autoritaire et castratrice. Mais on sent davantage l'empathie, et le désir de restauration. Ce que Meryl Streep fait ici est proprement sidérant. En transcendant ce film qui, sans elle, aurait manqué de panache.
En bonus, de nombreuses coulisses du tournage, et le traditionnel making of.
Notre critique du film et la bande annonce.
(par N.Ce. - édition du 27/06/2012)