Après plusieurs licenciements à cause de son approche trop moderne de la médecine le jeune docteur Mortimer Granville (Dancy) devient l'assistant du docteur Dalrymple (Pryce). Ce dernier soigne les femmes atteintes d'hysteria. Cette maladie provoque les dépressions, des crises de colère ou de la mauvaise humeur et ces crises peuvent être soignées de manière temporaire à l'aide de massages du bassin.
Durant leurs recherches pour le traitement le plus efficace, ils reçoivent l'aide d'un inventeur électricien (Everett) et c'est ainsi qu'ils décident de tester un nouvel instrument électrique.
Leurs inventions sont observées par le regard sceptique de Charlotte (Gyllenhaal) la fille excentrique et émancipée du docteur Dalrymple.
L'histoire est véridique. Dans l'Angleterre victorienne de la fin du XIXe siècle, plus d'une femme souffre d'"Hysteria". Mal-être, dépression, saute d'humeur, tels sont les symptômes de ces dames délaissées par leurs époux. Pour un traitement efficace, le docteur Dalrymple (Jonathan Pryce) préconise des massages un peu particuliers afin de les soulager. Lorsque le jeune Mortimer Granville (Hugh Dancy), lui aussi médecin, devient l'assistant personnel de Dalrymple, il se donne tellement à la tâche que sa main magique est endolorie. C'est un peu plus tard qu'il a eu idée de génie. Créer un "outil" utilisable de façon autonome : ce sera le vibromasseur, qui est encore aujourd'hui le "sex toy" le plus vendu au monde.
La réalisatrice Tanya Wexler emmène le spectateur dans le registre de la comédie. Une comédie britannique finalement bien sage à la vue d'un sujet pourtant pétillant. On suit avec beaucoup d'attention le parcours du jeune Granville, qui retrouve un second souffle après avoir été à deux doigts de quitter le monde médical. Un Hugh Dancy épatant dans le rôle de ce médecin naïf dont le coeur est partagé entre les deux filles de son mentor. Car Hysteria est aussi une comédie romantique on ne peut plus classique et prévisible avec un "happy end" et tout et tout.
Les acteurs sont convaincants. Maggie Gyllenhaal (Charlotte) est craquante comme tout même si on sait déjà qu'elle terminera dans les bras de... Et puis, Rupert Everett. Toujours bien drôle en dandy/ financier des recherches sur le vibromasseur.
La mise en scène est somme toute classique et un peu plate. Et même au niveau du fond - on parle quand même d'une certaine révolution de la sexualité féminine - on reste bien loin du délicat Kinsey, le film de Bill Condon. Hysteria fait partie de ce genre de film qui a comme fonction première de divertir. Dans ce sens, on peut parler de mission accomplie.
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