C'est au festival international du film policier à Beaune (2011) que nous avons eu le coup de coeur pour ce thriller made in Kinshasa. En épousant la grammaire du film noir (un noceur revient au pays après un exil de dix ans et se retrouve avec la mafia angolaise aux fesses), Djo Tunda Wa Munga raconte surtout et ce, avec une énergie incroyable, la vie nocturne et le quotidien des Kinnois. Ville chaotique dopée à l'énergie pure, Kin peut aussi avaler et mettre sur la paille les imprudents aussi arsouilles soient-ils. Présenté comme un
Scarface à Kinshasa, Viva Riva ! rappelle
Slumdog Millionaire pour sa frénésie et le cinéma de Tarantino pour sa violence.
Si ce premier long n'est pas sans défauts, il émane pourtant un vrai point de vue d'un réalisateur foncièrement fan de cinéma.
Dans le making of, les producteurs Boris Van Gils et Michael Goldberg reviennent sur cette formidable aventure humaine et pionnière (premier long pour et par les Congolais depuis une bonne vingtaine d'années et
La vie est belle, et naissance d'une mini-industrie à Kinshasa) d'un film qui a récolté une flopée de prix dans de nombreux festivals internationaux. Egalement en bonus,
Papy, le moyen métrage de Djo Munga autour de la problématique du sida.
Notre critique du film et la bande annonce.
(par PHILIPPE MANCHE - édition du 13/06/2012)