Les grands orchestres berlinois ont su créer une solide tradition brucknérienne qui repose naturellement sur les incroyables basses qui structurent d'une façon toute particulière leur assise sonore. Au Philharmonique, Rattle récolte l'héritage de Furtwängler et de Karajan et l'infléchit vers plus de transparence, plus de relaxation qui apporte une respiration à l'imposante 9e symphonie dont les éclats sont d'autant plus saisissants qu'ils savent rester rares. Le chef anglais y ajoute la reconstitution, très touffue mais souvent spectaculaire, du finale inachevé, due à la plume de l'équipe de rédaction Samale-Philips-Cohrs-Mazzuca.
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