Timothée est Français mais a vécu une partie de son enfance à New York. Voyageur et solitaire, il a écrit, composé et arrangé toutes les chansons de ce premier album sur lequel il joue seul de tous les instruments. Avec Rover, le romantisme du XIXe siècle a encore de beaux jours devant lui. Avec cette coiffure et cet air de défi qu'on croirait sortis d'un tableau de Delacroix, Rover chante ses errances, sa solitude et ses amours rêvés. On l'imagine aisément, les cheveux au vent, au bord d'une falaise normande. C'est d'ailleurs dans un homestudio breton qu'il a échoué et réalisé à l'ancienne, sur bandes analogiques, ce disque traversé par la fièvre et la folie, un peu comme un Bowie a pu le faire au début des années 70.
Récemment, on a pu le voir, seul à la guitare et au piano, à l'Archiduc, ce bar Art déco qui nous est si cher. Sa carrure de géant engoncée dans un cuir fatigué, ses cheveux en bataille et son accent indéfinissable ajoutaient au mystère d'un artiste qui parvient à fasciner à force de puiser son inspiration dans un terreau seventies illuminé par la grâce d'une plume fière et exigeante.
* Toute reproduction et/ou rediffusion de contenu par quelque moyen que ce soit doit faire l'objet d'une autorisation spécifique auprès de Copiepresse au 02/558.97.80 ou via info@copiepresse.be . Sont toutefois autorisés la reproduction et l'agrégation des contenus de Flux RSS ou Widget, limitées à un usage privé, individuel et non commercial, ou un lien vers la page d'accueil. Plus d'infos : www.copiepresse.be " Pour toute autre question ou information, contactez lesoir.bea.