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Notre entretien.
Dès "Missing pieces", blues épileptique renvoyant au "Fortune Teller" de Robert Plant, Jack White impose un univers familier. Avant d'en ajouter une couche avec "Sixteen saltines", plus garage et une "Freedom 21", traversé par des éclairs d'électricité.
Habité par la mort, la séparation, les rapports au sein du couple, les thèmes de Jacky Boy sont assez sombres. Ce qui explique sans doute la puissance de feu de ce premier album solo de l'ancien White Stripes, Raconteurs et Dead Weather.
Avec beaucoup de finesse, White signe, l'air de ne pas y toucher la poignante balade "Blunderbuss" sur fond de cordes faussement angéliques. Passé la moitié du disque (13 morceaux impeccables), c'est là qu'on se prend le premier gros pain dans la gueule le temps d'un "Weep themselves" construit autour d'un piano devenu fou encerclé par des riffs incendiaires. A peine dégusté le très blues "I'm shaking" (la reprise du classique de Little Willie John) déboule un "Trash Tongue Talker", deuxième uppercut, soit le "Exile on main street" des Stones en un seul morceau. Et le concert en salle à la rentrée, c'est pour quand ?
(par PHILIPPE MANCHE - édition du 18/04/2012)