Son dernier album a beau remonter à Wildlife dictionnary, Garland Jeffreys n'a pas changé pour autant. On se réjouit d'autant plus de le retrouver le long de ses treize titres avec une écriture classique qui n'a rien à envier à celle d'Elvis Costello ou même de Lou Reed (notre entretien et deux extraits audio).
Les mélodies sont bien troussées et toujours aussi variées - une constante chez cet ami de Bruce Springsteen - et on passe d'un rock classique et racé à un reggae ou à un blues.
À 68 ans, Garland Jeffreys est toujours bien inspiré même s'il ne prend aucun risque musicalement, mais c'est pour cela qu'on l'aime aussi. Ses textes, comme autant de commentaires sociaux ou de déclarations d'amour à sa ville de New York, font aussi allusion la mort avec beaucoup d'humour et de recul comme sur "'Til John Lee Hooker Calls me", un petit modèle de "storytelling".
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