Ce septième album de la formation de Tucson (Arizona) est sans doute un peu inégal mais à l'arrivée, le résultat s'avère miraculeux à la vue de la vague des événements traversés par le groupe ces quatre dernières années. Néanmoins, on n'est pas des faux-culs et on est content de se retrouver en terrain connu, à l'ombre des cactus du Rio Grande ou conduisant à toute blinde dans ces grands espaces désertiques brûlés par le soleil.
La couleur de ce nouvel album est incroyablement mélancolique. Et après un début en demi-teinte, il faut attendre le fabuleux instrumental "Algiers" pour que le disque démarre vraiment. Et de retrouver toute la fougue avec ces trompettes mariachis qui claquent dans le vent salé à travers l'impeccable "Puerto". Deux morceaux qui risquent de "faire mal" lors des concerts d'un groupe toujours dans son élément sur scène.
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