Cinq ans. Cinq balais que les Two Gallants ne donnaient plus signe de vie. Que s'était tu leur folk racé, électrique et poussiéreux made in San Francisco (du moins en studio). Stephens a sorti un disque solo. Vogel un album instrumental. Et voilà les deux hors-la-loi de nouveau sur les routes, The Bloom and The Blight dans le baluchon. Le premier constat, c'est que les Two Gallants, l'un des rares groupes à avoir, pendant l'un de ses concerts, été victime d'un flic à la gâchette de pistolet à impulsion facile, sont toujours aussi doués pour passer du calme à la tempête. De l'apaisement à la colère. Déclencher une bagarre dans un saloon pépère. Transformer une ballade du Far West en rock furieux et désespéré.
Produit par John Congleton (The Walkmen, St. Vincent, Explosions in the sky...), The Bloom and the blight fait place à quelques morceaux tout en douceur ("Broken Eyes", "Decay"...), mais s'impose comme le disque le plus rock, le plus dur, le plus rugueux des deux courageux toujours amoureux de folk, de blues, de punk et de vieille littérature. L'Amérique comme on l'aime...
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