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dimanche 26 octobre 2014
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Théâtre Royal du Parc (Bruxelles)
rue de la Loi, 3
1000 Bruxelles
Le tour du monde en 80 jours
  • Nous reprendrons, une nouvelle fois, pour 8 représentations exceptionnelles, le plus gros succès de l'année 2011. Venez voir ou revoir, en famille ou avec des amis, ce spectacle qui a conquis toutes les générations ! "Mieux que du cinéma" titrait le journal Le Soir ! Un conseil : réservez dès le 19 ...  Lire la suite »
  • Genre :
    PROFESSIONNEL
  • Quand :
    Du vendredi 29 mai au dimanche 7 juin
  • Où :

    rue de la Loi, 3
    1000 Bruxelles
  • Prix :
    € 31 > 5
  • Informations :
    02 505 30 30
Critique du Soir
  (Avis de la rédaction)

Qui a dit qu'on ne faisait plus de grands spectacles au théâtre ? Ceux qui regrettent l'époque où l'on créait Cyrano avec de vrais chevaux piaffant en coulisses au milieu du crottin, feraient bien d'aller faire un tour au Parc. Les grincheux du genre "c'était mieux avant" vont se prendre une sacrée claque devant un Tour du Monde en 80 jours qui vous donne le tournis.

On va vous faire enrager mais c'est pour votre bien ! On va vous frustrer en vous disant qu'avec Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne, on a voyagé en train et en montgolfière, on a sillonné un souk égyptien et une jungle indienne, on a vu traverser des éléphants et des paquebots, mais on ne vous révélera pas comment. Si emballé soit-on par un décor d'une ingéniosité rarement égalée, on ne vous en dévoilera pas les principaux secrets parce que c'est justement dans les surprises incessantes qu'il déballe sur le plateau que réside toute la puissance d'une création qui redonne ses lettres de noblesse au concept de "grand spectacle populaire".

Ce fut un coup de maître que réalisa Thierry Debroux en inaugurant sa première saison en tant que directeur du Parc avec cette pièce dont il signe la mise en scène. Il suffisait de jauger les éclats de rire dans la salle, toutes générations confondues, de mesurer les "oh" et les "ah" de ravissement et d'étonnement devant les trouvailles de ce Tour du Monde ébouriffant, d'entendre les "bravos" hurlés par-dessus les salves d'applaudissement, pour savoir que le public a adopté le nouveau capitaine du navire. Lui qui voulait réunir dans son théâtre les abonnés mais aussi leurs petits-enfants, ne s'est pas trompé avec cette pièce qui en met plein la vue dans une fresque épique sans être classique. Les adeptes du Jules Verne romanesque sont prévenus : on joue ici plutôt dans le registre de la parodie. Mais on n'en parcourt pas moins un périple à faire pâlir Richard Branson.

Signé Ronald Beurms, le décor est le personnage principal de cette oeuvre, son moteur principal, ce qui lui donne son rythme époustouflant. Un grand cylindre de bois nous fait traverser les continents avec ses parois coulissantes, ses éléments qui se déballent et ses plateaux qui grimpent. Il y a aussi des locomotives qui descendent des cintres, des wagons sur roulettes, mais chut ! On s'est promis de garder la surprise.

L'adaptation de Thierry Janssens et la mise en scène dépoussièrent férocement le classique de Jules Verne, avec des tonnes de clins d'oeil : l'invisible accessoiriste (qu'on imagine se démener plus vite encore que Philéas Fogg) se prend bruyamment les objets sur la tête. Passepartout, domestique scrupuleux, même dans la nacelle d'une montgolfière, saisit un cumulus imaginaire dans le ciel pour servir un nuage de lait à son maître. Seul bémol, les nombreux anachronismes qui se mêlent à cette épopée, entre DSK et l'iPhone, semblent souvent téléphonés. Bref, on voyage en all-inclusive, traversant autant de styles que d'océans. On croise aussi bien Jacky Chan que le Titanic, Goria Gaynor que Bob Marley, Obama que Schwarzy.

Côté références décalées, on frôle l'overdose, mais le voyage reste divertissant, grâce à des comédiens qui changent de rôles plus vite que Fogg de pays : fakirs, sumos, mormons, Sioux, samouraïs, la liste est longue. Mais il faut surtout saluer l'élasticité (dans le corps et dans le jeu) d'Othmane Mounen en Passepartout virevoltant et hilarant. "Le temps passe trop vite", résume la troupe dans une chanson finale. Sentiment largement partagé au bout de cette cavalcade pourtant longue de deux heures trente.

CATHERINE MAKEREEL


 
(par W.M. - édition du 10/09/2014)
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