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Cyrano de Bergerac
Critique du Soir
En photos et vidéos, les plus grands Cyrano de l'histoire du cinéma et du théâtre.
Il est 23h50. Après avoir lutté, de toutes ses forces, pendant près de trois heures, Cyrano meurt, digne, dans un silence absolu. Rideau. Et "standing ovation". On l'attendait, celle-là. Olivier Massart avec le costume (et le nez) de Cyrano, beaucoup en rêvaient. Et le comédien a assuré, avec fougue. Le panache nécessaire au rôle, il l'a. L'humour et les épaules aussi, c'est évident.
Moins expérimentés, Quentin Minon (Christian de Neuvillette) et Jeanne Kacenelenbogen, la fille du metteur en scène (Roxanne) n'ont pas failli non plus, dans les seconds rôles, entourés de pépites tels Guy Theunissen dans la peau du pâtissier Ragueneau, Christian Crahay en De Guiche, Gaëtan Lejeune en capitaine des cadets de Gascogne et de 23 ( !) autres comédiens.
A la mise en scène, Michel Kacenelenbogen a opté pour du classique, dans une scénographie mobile, où d'imposants pans de mur transforment sans forcer l'Hôtel de Bourgogne en rôtisserie (même si, dans cette partie, l'escalier tout juste dégagé semblait un peu fragile) avant d'en faire, tour à tour, le balcon de Roxanne, le camp des cadets et le couvent de la belle au cours des cinq actes (joués en intégralité !). Du costaud, donc, spectaculaire comme il faut (avec même quelques étincelles). On regrettera simplement le manque d'articulation de certains qui, sans les réparties adverses pour les soutenir, nous auraient fait perdre la brillance et la vivacité du texte d'Edmond Rostand. Et ça, comme le dit si bien Cyrano : "Non merci !"
ADRIENNE NIZET
(par W.M. - édition du 05/12/2012)
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