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Le Black, l'Arabe et la femme blanche
Critique du Soir
  (Avis de la rédaction)

LE BLACK, L'ARABE ET LA FEMME BLANCHE from Rideau de Bruxelles on Vimeo.

On trouve difficilement matière plus ardente que la vie et l'oeuvre de Jean Genet. Comme une éponge consentante plongeant avec hargne dans toute ce que la société a de plus chienne, l'écrivain s'est frotté à la vie comme on foule un parterre d'orties, son génie littéraire transformant la misère en volupté. Abandonné à sa naissance, il parsema sa vie de scandales : incarcéré dès l'âge de 16 ans, il fut vagabond, homosexuel, prostitué, travesti, voleur, prisonnier, défenseur de la bande à Baader, des Black Panthers, ou encore des Palestiniens. Acclamé par Sartre ou Cocteau, il campa inlassablement le rôle de paria, dynamitant l'hypocrisie et l'ordre moral, préférant la compagnie des damnés, des pauvres et des faibles, trempant sa plume dans les bordels plutôt que dans les salons.

C'est tout cela que Frédéric Dussenne a voulu ressusciter sur le plateau de l'Atelier 210, piochant dans son oeuvre et ses correspondances, et liant le tout de sa propre patte. Autour de Benoît Van Dorslaer, qui se glisse avec majesté dans la peau d'un Genet prêt, avant de mourir, à contempler ce que fut sa vie, quatre comédiens hantent cette rétrospective chronologique, entre fantasmes et fantômes. A l'image de Julie Leyder, la figure de cette mère à la fois haïe et idéalisée. Mais il y a aussi les amants, les Nègres et les Arabes (dans des jeux de doubles qui rappelle les jeux de miroirs dans Les Nègres et Les Paravents), les soldats, les matons, et même Hitler. On y retrouve une substance délibérément subversive, avidement charnelle, mais qui n'atteint pas la sublime mutinerie de l'écrivain maudit, ne réveille pas vraiment le parfum de révolte brûlante du poète mendiant. Peut-être est-ce le style très littéraire, le jeu un tantinet poseur, la mise en scène alanguie ou encore le décor aux allures étriquées, mais la révolution sulfureuse ne prend pas et la provocation de certains tableaux tombe à plat. On prend plaisir tout de même à se rappeler le personnage, à travers les escales de sa vie étonnante.

CATHERINE MAKEREEL

 
(par W.M. - édition du 02/05/2012)
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